L’histoire a retenu le nom d’un homme dont le rapport avec la naissance du karaté semble très étroit, il s’agit du moine indien BOUDHIDHARMA, connu également sous le nom Japonais DARUMA. Venu en Chine vers 520 après J-C pour y prêcher le bouddhisme du Mahoyama (doctrine du grand véhicule), il s’installe après bien des pérégrinations dans le royaume de Wel, ou un monastère de Shao - Lin - Su dans la province de HORNAU. On dit que dès son arrivée, il s’agenouilla face à un mur et médita ainsi pendant neuf années entières, perdant totalement l’usage des pieds et des mains : c’est ainsi que naquit à l’issue de cette période d’assise, le ZEN. Après la mort de BOUDHIDHARMA, le monastère de Shao - Lin - Su subit bien des vicissitudes à une époque où la Chine était divisée en de multiples royaumes rivaux. Il finit par être incendié et ses moines se dissipèrent, emportant dans toutes les directions la technique de BOUDHIDHARMA. OKINAWA, berceau du karaté Sous les empereurs Ming, l’île passe sous la domination chinoise (15° siècle) et par la suite, en 1604, un seigneur féodal japonais du clan de SATSUMA (île de Kyushu), SHIMAZUS conquiert à son tour les Ryu – Kyu en écrasant la dynastie Sho. Pour la même raison que son prédécesseur, il interdit les armes. La capitale Nohe fut investie par les militaires japonais. De cette nouvelle interdiction naquit l’Okinawa té, mélange de Kempo et de techniques locales. Vers 1400, l’étude de l’Okinawa té fut systématisé dans l’île et on décide de l’enseigner dans les écoles. Les instructeurs en chef furent ANKOH ITOSU et KANRUA HIGAOUNU. Ce fut l’époque de la formation et de l’instruction de ceux qui allèrent devenir les maîtres dont nous respectons la mémoire : Gichin FUNAKOSHI, Kenwa MABUNI, Chatohu KYAM, chiohi MOTOBU, … C’est au début du 20° siècle que ces maîtres acceptèrent de divulguer leur art, Gichin FUNAKOSHI, dès 1916, fit une démonstration à Kyoto, puis à Tokyo vers 1922. Ce fut une révélation pour les adeptes des arts martiaux, y compris les judokas. Après sa démonstration, le ministre de l’Education le pria de rester au Japon et d’y propager sa technique, tout en restant en contact très étroit avec ses étudiants tels que : OTSUKA, OBATA, MATSUMOTO, les vétérans actuel. En 1936, il fonda son dojo personnel, le Shotokan à Tokyo ; c’est sans doute à cette époque qu’il transforma Tode (la main chinoise) en Karaté (la main vide) pour rompre avec l’origine chinoise. Depuis le décès des vieux maîtres (FUNAKOSHI mourut en avril 1957 à l’âge de 88 ans), les élèves se séparèrent et ouvrirent leurs dojos personnels, pour y enseigner des styles, souvent très éloignés de la discipline d’origine. FUNAKOSHI était le premier à la tête d’une ‘Association Japonaise de Karaté’ crée en 1948, juste avant les J. O. de Tokyo. Le karaté universitaire est dans la « All Japan Karaté-Do Fédération ». Suite aux J.O. naquit la « All Fédération Karaté - Do Association». La France fut l’une des premières à introduire cette discipline dans les années 55 – 57. Les promoteurs furent Jim AHKELK (décédé), et H. D. PLEE qui le premier, invita des experts Japonais à venir en France pour y enseigner. Les stages dirigés par MURAKAMI, MOCHIZUKI et OSHIMA enthousiasmèrent les adeptes d’Arts Martiaux et ce fut le point de départ de la forme actuelle du Karaté. En 1954 fut crée la F. F. K. et la Boxe libre qui eut des ramifications européennes. En 1960, elle fut absorbée par la F. F. J. D. A.. Le nombre des pratiquants augmentait sans cesse. En 1965, création de l’U. E. K.. Vers 1960 furent organisés les 1er championnats de France de karaté avec les premiers champions tels que : BASSIL, SPIRRECLASS, SAUVIN vers 1963. Depuis 1965, des championnats européens sont organisés tous les ans dans l’un des pays de l’U. E. K.. L’Union Française de karaté (U. F. K. ), fut fondée avec sa propre gestion avec à sa tête M. DELCOURT, président. En 1975 naquit la F. F. K. A. M. A. (Fédération Française de Karaté et Arts Mariaux Affinitaires) totalement indépendante en comptant environ 200 000 licenciés à ce jour. |